Mes larmes coulent

Ici ou de là-bas, du côté où vivent les Âmes éternelles, les différences sont tellement subtiles que je n’arrive plus à savoir si je suis du côté des vivants ou de celui partis vers les étoiles. Mon Monde bien réel est, désormais, peuplé d’absents partis ailleurs, mais dont j’arrive à sentir les pulsions.

Ainsi est-il de Djamel Nekkab, ce bel homme digne fils de la Casbah et des montagnes de Médéa, cet Ami de toutes les infortunes, dont l’Âme habille et habite désormais ma Vie. Pour moi, il est encore de notre monde. Il est juste là derrière nos vanités et autres éphémères illusions. J’entrevois encore sa lumineuse ombre éclairant nos Âmes meurtris par trop d’injustices subies.

Les regards impétueux de tes deux enfants, l’insolente beauté des rivages d’El Kettani du côté de Bab El Oued, du Café « Tlemcani » et des gouailleries de la place des martyres me rappelleront toujours cette tendre affection que j’ai toujours pour toi Grand Frère.

Tu m’excuseras de n’avoir jamais eu le courage de visiter ta sépulture à Ben Aknoun. Tu le sais bien, tu habites mon Âme, ta dernière demeure.

Au revoir, à tout à l’heure Djamel