Notre Mer (e)
A Padovani tu n’avais d’yeux que pour cette Mer. Tu me disais que la couleur et l’odeur de la Mer d’Alger étaient singulières. Qu’elles différaient de celle de ton pays d’exile. Que la Mer d’ici inspirait et respirait la bonté d’un monde à jamais disparu. Que la Mer de Padovani, comme celle du Chenoua, exhalait les relents d’une Vie gorgée de Soleils, d’Amour et de tendresse bien méditerranéens. J’acquiesçais, mais au fond de mon être toutes les Mer(e)s n’étaient que tragiques Exiles est Mal-être.
Notre Mer(e) à nous deux n’est ni à Alger ni dans ton pays d’Exile. Elle n’est nulle part ailleurs que dans cette contrée taillée entre les sépultures d’Assia Djebbar et de Séléné fille de Cléopâtre. Notre Mer est ainsi belle de son immortalité et de son universalité. Nous en sommes les orphelins.
Notre Mer(e) à nous deux n’est ni à Alger ni dans ton pays d’Exile. Elle n’est nulle part ailleurs que dans cette contrée taillée entre les sépultures d’Assia Djebbar et de Séléné fille de Cléopâtre. Notre Mer est ainsi belle de son immortalité et de son universalité. Nous en sommes les orphelins.