Renoncements!


Il faudrait, selon Ahmed Khaled Tewfik, Médecin et écrivain Egyptien, que l’être humain puisse abdiquer de temps à autre. Qu’il se repose. Qu’il reste spectateur de la vie qui défile devant lui comme si elle était un objet qui ne le concernait pas.

Ainsi, il faudrait rompre avec la vanité de nos « rationalités » aussi bien limitées que têtues. Ce n’est pas l’action qui vaincra, tous le temps, les soucis. Ni que toutes les pesanteurs soient portées par la résistance ! Souvent, le renoncement est l’ultime sagesse : Que tu te retires de ce rocher qu’est le monde pour que tu comprennes, enfin, que ce dernier n’exige pas de toi un quelconque héroïsme mais de t’imposer des limites.

C’est dans cet instant de silence que se révèle la vérité dissimulée qui énonce que nous exagérons dans notre quête de ce qui ne nous nous est pas destiné et que nous faisons endurer à nos Ames ce qu’elles sont incapables de supporter naturellement.

Dès lors que l’Homme se tienne à l’écart, il ne se déleste pas pour autant de ses armes mais de ses illusions, alors il verra la ligne de démarcation entre ce qui est à sa portée et ce qui le dépasse foncièrement.

L’observation stoïque de la Vie qui coule dans la rivière de l’éternité n’est pas de la « froideur » mais de la compétence du connaisseur de celui qui sait, désormais, que l’équilibre ne consiste pas à tirer systématiquement sur la corde mais à échapper à cette dernière au moment opportun.

C’est ainsi que l’abdication, dans sa plus haute expression philosophique, devient un art dans la maitrise de soi et non un signe de son déclin.