Quand tu reviendras...

" Quand je retournerai dans cet Alger où mon cÅ“ur chavirait, où mon désir ne se fixait plus, où la douceur orangée des matins assombrissait mon deuil, de quoi parlerons-nous si ce n’est des nous-mêmes, et comment ?" (Isabelle Eberardht).
Nous parlerons des apatrides et des absents que nous sommes. Je te dirai les aurores et les crépuscules vécus comme autant de tragédies. Tu me conteras l’errance et notre quête d’apaisement.
Quand tu reviendras à Alger, on ira a « Padovani » du côté de Beb El Oued et on se contemplera dans cette Mer, si bleu, qui nous a portés en son sein avant même la création de ce monde.

Elias Loundja