Par delà les évidences!
Parfois, un étrange sentiment nous envahit, comme si nous étions des invités de passage dans un temps qui ne nous ressemble pas, comme si nos âmes étaient nées à une autre époque-plus calme, plus sincère.
Nous regardons autour de nous et nous nous sentons étrangers, au milieu du
vacarme de la vitesse, dans cette course effrénée de la technologie et des
apparences.
Nos cœurs semblent chercher la chaleur des vieux récits, et des visages qui
n’existent plus.
Nous avons la
nostalgie d’un temps que nous n’avons jamais connu, mais que nous ressentons si
proche de nos âmes, de cette profondeur que personne ne voit.
Nous lisons de vieux livres, nous écoutons des chansons anciennes, et nos esprits s’apaisent…comme s’ils avaient trouvé leur patrie temporaire.
Est-ce la nostalgie de ce que nous n’avons jamais vécu ?
Ou est-ce l’âme qui s’enfuit de la superficialité du présent vers la profondeur
de ce qu’elle imagine ?
Chaque fois que nous contemplons le coucher du soleil, nous avons le sentiment
d’attendre quelque chose qui ne vient pas, un temps qui ne revient plus…
Et c’est peut-être cela qui fait de nous des êtres plus sensibles, plus
attachés à ce qui ne se voit pas.

Un essai
RépondreSupprimerOui je le sais
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