Demain, tu verras, aura encore ce goût de l’inachevée mélopée et de ce qui est encore vivant en Moi, de ce qui se refuse de Mourir et de planer dans mes rêves habillés des tristes ruelles de toutes les villes antiques du Monde.
Je suis toutes ces tristes ruelles et tous ces sentiers qui m’habitent et que j’aime. Je suis toutes ces absences que je porte en mon sein comme pour conjurer l’ineffable douleur d’Être dans cette vie sans ailes et sans racines, l’Âme à jamais estropiée. Demain, tu verras, tu me retrouveras, moi la Femme de Cendres.
Elias Loundja, Cherchell le 12 Mai 2019